Ce dernier épisode est porté par le témoignage de Guillaume Ouellet, Chercheur au CREMIS et Professeur associé à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal. Sociologue de formation, sa programmation de recherche, qui s’inscrit dans la tradition d’une sociologie de l’individu, porte sur le sort social des personnes dites vulnérables ou identifiées comme étant problématiques.
Je me suis appuyé sur quelques études auxquelles Guillaume a participé.
« VU » pour vulnérable : la police à l’assaut des problèmes sociaux. Cette étude propose une analyse des escouades policières et des tribunaux spécialisés en santé mentale.
Perceptions du personnel en milieu carcéral face aux détenus avec une déficience intellectuelle (2010) Ce court papier dresse une typologie des types de personnes vivant avec une déficience intellectuelle qui se retrouvent en détention en fonction de leur attitude face aux autres détenus, aux règles de la détention, aux agents correctionnels et à la participation aux différents programmes de la détention.
Nouvelle normativité sociale et déficience intellectuelle : l’impasse pénale. Une autre étude à laquelle Guillaume a participé identifie des lacunes chez les personnes ayant une déficience intellectuelle et les services disponibles afin de leur assurer une réinsertion sociale réussie. On y apprend que la détention des personnes vivant avec une Déficience intellectuelle ne permet pas de réduire ou de cesser les comportements à l’origine de leur détention; le cadre pénal n’arrive pas à prévenir, diminuer ou corriger les comportements de ces personnes à risque élevé de judiciarisation.
Guillaume aborde aussi dans son témoignage, la question de la désinstitutionnalisation des années 60. À ce sujet je vous propose “La désinstitutionnalisation au Québec” un article, publié en 1987 dans la revue Santé mentale au Québec. Dans cet article, l’auteure nous invite à s’interroger sur les résultats et les conséquences de la désinstitutionnalisation au Québec.
Pour les fanatiques, il y a aussi le “Rapport de la Commission d’étude sur les hôpitaux psychiatriques”, le rapport Bédard (1962), qui a mené à la désinstitutionnalisation:
Mohammed Loufti, le professeur de karaté de Sylvain, appuie son activité sur des constats faits dans le cadre de sa thèsde maîtrise au sujet de la ‘importance à la dimension psychosociale de la pratique et de l’enseignement de divers arts martiaux auprès de jeunes en difficulté. “Le dojo du karaté-do : un espace de socialisation pour un jeune de la rue?”
Bonne lecture!